Kayak-bivouac sur le lac Vastra Silen en Suède

Après de longues tergiversations et hésitations entre l’Europe du Sud et l’Europe du Nord, nous avons opté pour la Suède. Nous avions investi dans des kayaks au printemps que nous avions testé sur des lacs en France. L’optique de pouvoir se balader sur des lacs sauvages en Suède nous avait décidé ! Nous voici embarqués à bord de Baloo, en famille, avec Olivia 13 ans, Timothée 12 ans et Agatha 5 ans ! Direction le sud de la Suède.

A la fin de l’itinéraire, vous retrouvez notre itinéraire en carte et le budget du voyage.

Etape au Danemark à Billund

Le paradis des petits et grands : LEGOLAND !

La route jusqu’au Danemark est assez longue mais se fait très bien sur 2 journées. Une petite halte en Allemagne permet de bien couper la route.

Nous arrivons à Billund et faisons une étape de nuit, à proximité immédiate de Legoland. Le temps est frais et maussade, mais qu’à cela ne tienne, nous allons passer 2 journées entières à visiter le parc dédié aux petites briques Lego ! C’est le coup de cœur immédiat pour ce chouette parc ! Miniland, qui expose des reconstitutions de scènes urbaines, portuaires etc… est plus vrai que nature, les mécanismes sont dingues, et nos yeux brillent ! Ce n’est que le début et nous continuons notre exploration du parc. Le parc propose de nombreuses attractions à sensation et manèges. On pourrait se dire qu’il n’y a pas besoin d’aller aussi loin pour aller prendre des navettes qui font tourner la tête, mais c’est sans compter sur les superbes aménagements et décorations en tous genres. Le parc est super agréable, et tout est fait pour mettre les briquettes à l’honneur. Vous pouvez vous attarder dans des zones intérieures pour réaliser vos constructions.

Le soir venu, nous prolongeons le plaisir au camping Legoland Village, qui offre de chouettes aires de jeux pour les enfants. Il a l’avantage d’être juste à côté du parc pour repartir le lendemain à la découverte du Parc. On poursuit notre visite du parc, et notamment on découvre le petit aquarium Lego, dans lequel outre les animaux marins, on peut observer des … sous-marins et plongeurs en Lego.

Bilan : 2 jours nous ont permis de visiter le parc à notre rythme et de pouvoir réaliser l’ensemble des attractions pour les grands (12/14 ans) mais également pour les plus petits (6 ans). Nul doute qu’une journée aurait été insuffisante et que l’on serait reparti un peu frustrés, d’autant plus que le parc ferme très tôt (10-18h). Impossible donc de faire une journée à rallonge. Nous avons été un peu déçus par la boutique, très bien achalandée, mais dont les prix étaient 20 à 30% supérieurs aux prix français.

Péninsule de Kulla

Après cette pause au Danemark, nous ne nous attardons pas, et filons pour rejoindre la péninsule de Kula au nord de Malmo. Après la route, nous nous installons dans un camping « First Camp » à Molle.

Le lendemain, nous nous lançons dans une petite randonnée qui permet d’aller explorer la côte de cette péninsule et ses forêts. Sans oublier le phare. Le dépaysement n’est pas immense, mais la zone est agréable et constitue une entrée en matière sympa. Nous commençons à nous dire que tout cela nous rappelle bien la Bretagne. Le vent est toutefois décoiffant et restera assez soutenu tout le long de notre visite de la côte du Bosluhän.

Nous faisons une étape de nuit en bord de mer à Frillesas sur une zone en bord de route. Nous ne sommes pas seuls, et la route est assez proche, mais la vue est jolie et nous pouvons profiter de la plage.

Côte du Bosluhän

Skärhamn

Nous poursuivons vers la côte du Bosluhän, réputée pour ses côtes déchiquetées de granite et ses villages de pêcheurs aux jolies cabanes colorées. Nous ne faisons pas de stop à Göteborg, qui offre a priori des attractions intéressantes (Lyseberg, plus grand parc d’attractions de Suède et de chouettes musées). Direction un premier village de pêcheurs :  Skärhamn. Après un premier Fish&Chips sur le port, on tombe direct sous le charme des cabanes rouges, du village construit sur et autour de ces immenses rochers. On prend de la hauteur en grimpant afin d’avoir la vue sur le village. C’est l’occasion pour les enfants de courir, jouer à cache-cache. Nul doute que le dépaysement opère déjà !

Nous visitons l’Aquarellum Museum, autant vous dire de suite que le musée ne parle absolument pas d’aquarelle, mais de peinture d’une manière générale. L’exposition principale ne nous enchante pas, mais le cadre est chouette.

Klädesholmen

On poursuit notre route en direction d’un autre village : Klädesholmen. Les ingrédients sont les mêmes : des rochers gigantesques qui surgissent de toutes parts (sur lesquels on peut courir, sauter ou encore jouer à cache-cache) et des cabanes posées sur des pontons, sans oublier la mer qui s’infiltre dans le village par de nombreux bras.

On rejoint ensuite notre spot de la nuit, un terrain privé mis à disposition moyennant une petite participation. Nous sommes quelques véhicules, mais la vue est très belle, et nous profitons du ponton qui invite à la détente. Aquarelle pour les unes, sculpture d’un bateau en bois pour les autres : la journée ne finit tranquillement…

Mollössund

Direction ensuite le village de Mollösund. Trio gagnant encore présent : mer, cabanes rouges et immenses rochers ! On s’attarde sur les hauteurs, avant d’aller manger un fish&chips au port.

Smögen

Et puis nous poursuivons vers le village de Smögen, incontournable de la côte. Les touristes sont plus nombreux par ici, mais la visite vaut le détour. Les cabanes multicolores et photogéniques valent à elles seules le détour et on tombe direct sous le charme. Mais s’il n’y avait que ça… Après une visite du port, une pause gourmande, et la recherche d’une geocache, on ne manque pas d’aller explorer depuis les rochers. Les blocs sont encore plus immenses ! On y resterait des heures ….

Mais non, il faut rejoindre le camping réservé. Pour la deuxième fois, nous nous arrêtons dans un camping de la chaîne First Camp : les installations et services sont très appréciables.

Fjällbacka

On finit la côte du Bosluhän par le village de Fjällbacka, également très joli, et qui s’observe depuis les hauteurs encore une fois. Des itinéraires sont fléchés depuis le centre-ville. Les cabanes de pêcheurs sont moins présentes, et on retrouve davantage de belles demeures (de vacances probablement) dans ce lieu de villégiature.

Varmland

Ärjang

Après ces étapes qui ont agrémentées notre montée progressive vers le Nord, nous arrivons dans la zone d’Ärjang, sur le bord du lac Vastra Silen. L’objectif est d’aller kayaker sur un ou des lacs des environs. Nous nous installons au Ekeby Camping, camping très basique, en bord de lac, offrant très peu de services, mais qui a l’avantage d’être une bonne base de départ pour laisser le van et aller kayaker pendant 2 jours sur le lac. S’il n’y avait pas la route à proximité, petit ombre au tableau, ce camping serait parfait. La plage toute mignonette, avec les emplacements en bord de lac, et très spacieux nous ont conquis. Une fois n’est pas coutume, nous avons un peu chillé pendant une journée entière : course à pied, aquarelle, lecture, jeux de sable, pâtisserie : chacun son truc !

A pied au départ du camping, on accède à un point de vue sur le lac et à un autre petit lac en hauteur.

Kayak-bivouac sur le Vastra Silen

Les régions du Värmland et Dasland, peu peuplées et assez sauvages, offrent tout un réseau de lacs interconnectés, qui font la joie des pêcheurs et des kayakeurs. A vrai dire, nos guides du routard et du Lonely n’en parlaient quasiment pas, quelques lignes seulement et encore. C’est sur le Vastra Silen, que nous avons décidé de partir à l’aventure sur 2 jours en kayak, afin de bivouaquer sur un ilot. Après une petite préparation : gonflage des kayaks et préparations des sacs, nous voilà partis !

Plus d’informations par ici sur le choix de la région pour cette aventure, l’itinéraire retenu, les cartes, le matériel emporté etc…

Le vent est assez fort, et bien qu’il soit dans notre dos, on sent bien que notre progression n’est pas aussi aisée que lors de nos tests en France. On décide donc de faire étape sur le premier ilot que nous rencontrons, qui dispose d’un Campsite (voir ici pour plus d’informations). Nous n’avons parcouru que 6km, mais cet ilot nous plaît, et il n’y a personne. Alors on pose les kayaks et on plante la tente !

Les campsites mis à disposition par l’organisme DANO offrent un abri au vent en bois, un foyer de feu officiel et des toilettes sèches. On monte la tente, on accroche le hamac, on déroule les matelas et les duvets …. Nous voilà prêts pour passer l’après-midi seuls sur un ilôt !! Les enfants partent à la découverte de l’île, qui fait moins d’un km de périmètre, pendant que nous nous reposons dans le hamac. Puis nous avons le droit à une visite guidée. Il faut s’occuper, les jeux de cartes sont utiles, tout comme le kit de couteaux de sculpture sur bois. Nous profitons du coucher de soleil pour finir la journée. Le lendemain matin, le vent est encore très présent, voire plus fort. Le temps est assez frais. Nous remballons le campement et à 9h30, nous sommes en route pour le retour. Mais ce n’est pas la même affaire, avec le vent important de face, nous mettrons plus de 2h30 au retour contre une heure la veille ! Ce sont les bras exténués d’avoir forcés contre le vent et les vagues qu’on nous revenons au camping et au van. Mais avec l’impression d’avoir vécu un truc de dingue ! Nous n’aurons pas croisé un seul kayak, entendu au loin un petit bateau à moteur : une sensation d’isolement que l’on peut rarement expérimenter, le tout, dans un cadre magnifique ….

Une fois l’opération rangement terminée au camp de base, on profite une dernière journée de ce joli camping. Conquis par l’expérience, on prévoit déjà d’aller explorer d’autres ilots. Par chance, une fenêtre météo très chaude arrive sur plusieurs jours. L’itinéraire est déjà trouvé ainsi que le camp de base !

D’ici là, c’est repos et détente ! Pour ces vacances, nous avons décidé de ralentir le rythme, quitte à râter des choses et des lieux. Et, bien qu’adeptes du mouvement, on y prend vite goût.

Après une dernière nuit à l’Ekeby Camping, on part découvrir les rives du lac Vastra Silen, et on découvre un joli spot pour une nuit, sur le terrain privé d’un loueur de kayak. Après prise de renseignement et d’une participation, on s’installe à côté de la plage. Nous sommes seuls, et nous passons l’après-midi ici. Au programme, comme prévu : détente, lecture, dessin, jeux de sable.

On peut également accéder via une marche très courte de 5 minutes au Mirador de la PLaya del Sombrerico pour embraser d’un coup d’oeil les deux plages et observer le lever du soleil. La proximité de ce spot de nuit avec la plage permet aux enfants de faire un château de sable de nuit. Nous ne sommes pas seuls mais la quiétude est de rigueur et avec ce panorama, nous acceptons de renoncer à la solitude !

Le lendemain, en partant, nous nous arrêtons à la jolie tour de Pirulico, très photogénique ! D’en haut, on embrase une jolie vue sur la côte. Cette tour de guêt, construite au XIIème siècle faisait partie du système de défense local.

Les plages : los Genoveses et Monsul

Nous nous rendons ensuite dans le Parc du Cabo de Gata, à la découverte des plages. Nous visons les plages de Los Genoveses et Monsul. La plage de Los Genoveses est une grande langue de sable, très ventée (avec plusieurs kite-surfs). Nous nous installons pour que les enfants puissent jouer et faire des châteaux de sable. Agatha se lance même et prend un petit bain ! Le vent nous pousse vite à replier bagage et nous ne continuerons pas vers la plage de Monsul. A noter que le parking à proximité de la plage est interdit au camping selon panneaux sur place.

Le phare de Cabo de Gata

Nous avons entrepris une balade (4,8km et 135m de dénivelé positif) à partir du phare de Cabo de Gata pour aller explorer le littoral marin du parc et ses petites criques. Vous pouvez d’abord marcher jusqu’au Mirador de las sirenas où se trouvent des échelles sur la plage. Ensuite vous poursuivez jusqu’au Mirador de Las columnas à la géologie très particulière. Si vous continuez, vous apercevrez de près le fameux Recife del Dedo (doigt en français).

Bon à savoir sur le Parc Cabo de Gata :

  • Hors saison, nous n’avons trouvé aucun centre de visiteurs ouvert dans le Parc. Certains sont de toutes petites cabanes. Probablement que ceux dans les villes principales étaient ouverts (à vérifier), mais cela peut faire de la distance à parcourir. Pas de difficulté par contre à trouver des restaurants ouverts dans le parc, ou supérettes.
  • Le Parc naturel comprend des villes et n’est pas « naturel » au sens où nous, Français, pouvons l’entendre, ce qui peut être décevant. Nous ne sommes pas dans la nature vierge. Toutefois, le littoral du parc offre de jolies plages, criques et balades.
  • Ici, les itinéraires ne sont pas du tout balisés. Il est donc indispensable d’avoir une trace GPS pour se guider.

Désert de Tabernas

Le désert de Tabernas, se situe au Nord d’Almeria, et comprend 3 parcs d’attraction et de décors de Western utilisés pour le tournage de films. Autant vous dire que les prix nous ont paru prohibitifs pour le peu d’attractions proposés. Nous avons donc passer notre chemin (d’ailleurs, le parc Oasys était désert). On peut apercevoir le village du Parc Oasys avant de s’enfoncer dans le désert de Tabernas.

Nous avons trouvé un spot de nuit très agréable dans le désert de Tabernas (voir carte ci-dessous) et nous nous sommes promenés dans le désert de Tabernas. Le coucher du soleil était superbe. Nous sommes partis à la recherche de Géocaches, la passion des enfants !

Nous nous sommes réveillés sous la pluie, les pieds dans l’eau, bien que la météo ne prévoyait absolument pas de précipitations !

Nous avons quand même décidé de faire la petite randonnée prévue (5,71km, et 135m de dénivelé positif). Elle démarre au parking du parc Oasys Mini Hollywood. Celle-ci était bien plus humide qu’habituellement. Nous avons même eu du mal à traverser la rivière en tout début de randonnée, en contrebas du parking, sans se tremper les pieds.

Les paysages sont dépaysants. Il est vrai que l’autoroute est très proche, mais dès que l’on descend en bas du canyon, le long de la rivière, on ne la voit presque plus et on ne l’entend plus.

Grenade

Nous avions réservé notre visite de l’Alhambra à Grenade, 2 jours auparavant. Il faut savoir qu’en haute saison, il est nécessaire de réserver très en amont. En basse saison, on peut se permettre de réserver quelques jours en avance, mais dans notre cas certains jours étaient déjà pleins, et il ne restait que le créneau de 8h30 du jour souhaité. Nous avons rejoint le camping de las Lomas, un peu en hauteur de Grenade, à environ 20 minutes. Il dispose d’une jolie vue sur le lac de Canales, d’une aire de jeux pour enfants et d’un restaurant, dont une terrasse avec vue sur le lac. Il y a également une piscine en saison.

Le matin, après un réveil très matinal, nous voilà arrivés à l’Alhambra. Nous avons garé le van au parking de l’Alhambra, sans encombre. Nous avons ensuite visité la ville en laissant le van au même parking. Nous avons emprunté un bus le soir pour revenir depuis le Mirador de San Nicolas. Des bus réguliers font la navette entre les sites touristiques et les tickets sont disponibles à la vente à bord du bus. cela évite la remontée jusqu’à l’Alhambra.

La visite à 8h30 a l’avantage d’offrir de jolies lumières et de diminuer nettement le monde déjà présent à l’intérieur. Nous avons pu ainsi profiter de certaines zones en étant presque seuls, ce qui n’était plus du tout le cas une heure après quand nous sommes revenus sur nos pas. L’Alhambra est situé sur un promontoire qui domine Grenade. C’est une véritable citée où l’0on trouve des palais, des bains, une mosquée, une forteresse, des jardins… Cela a été un coup de cœur de ce voyage !

Nous avons poursuivi notre visite en descendant à pied dans la ville de Grenade et en déambulant dans les petites ruelles de l’Albaicin, joli quartier arabe de la ville. N’hésitez pas à vous offrir un thé ou des pâtisseries orientales. Et puis nous avons grimpé jusqu’au Mirador de San Nicolas, un très joli point de vue sur l’Alhambra. Grenade est aussi l’endroit pour savourer des tapas dans l’un des nombreux restaurants, gratuits dès lors que vous consommez une boisson.

Enfin, nous avons pris le bus (C31 / C32) pour remonter au parking de l’Alhambra.

Désert de Gorafe

Le désert de Gorafe nous avait sacrément tapé dans l’oeil quand nous avons préparé notre voyage. C’est une zone montagneuse semi-désertique assez méconnue où l’on se croirait presque dans l’Ouest américain (bien que l’on n’y soit pas allés !). Au-dessus du village de Gorafe, se situe un grand plateau. C’est de là que partent les pistes permettant d’explorer ce désert. On y trouve des canyons, des colines et des falaises, avec une palette d’ocres. Au loin, on peut apercevoir le lac de Negratin à la couleur turquoise.

A notre arrivée, nous nous installons sur le bord d’une route accessible à tout type de véhicule (bien que non goudronnée), sur ce fameux plateau surplombant Gorafe (spot van – voir carte en fin d’article). Attention à accéder à ce plateau via le parc Mégalithique et non par la ville de Gorafe elle-même où la piste est dangereuse. A partir de ce point-là, la piste plonge dans le désert de Gorafe, et l’accès est réservé aux véhicules 4*4, à pied, ou à VTT.

La vue est magnifique. Nous passons la fin d’après-midi ici ainsi que la nuit. Juste à côté, vous pouvez accéder à pied à la Punta de San Diego qui offre un superbe panorama.

Comme tous les couchers de soleil ou levers de soleil que l’on a pu voir en Espagne à cette période, le matin nous offre un lever aux couleurs flamboyantes !

Le désert de Gorafe propose un sentier de randonnée pour le visiter mais dont la longueur de 25km est assez décourageante. Ce sentier, également voie de 4*4 est praticable pour les véhicules tous-terrains. Après prise de renseignement sur place, nous nous sommes lancés sur cette route, avec notre van 4 motion + blocage différentiel des roues. Il n’est vraiment pas raisonnable de s’engager sur cette route si la conduite sur route étroite ou très cabossée vous fait peur, et à proscrire après des pluies. Certains passages requièrent d’avoir un véhicule qui ne soit pas trop bas de caisse non plus. Nous avons réalisé l’itinéraire dans le sens inverse de celui proposé sur le lien.

Les paysages sont tout simplement à couper le souffle et cela valait bien de rouler doucement. Nous n’avons finalement pas eu d’encombres, mais parcourir cette route prend beaucoup de temps vu son état (plus de 3h pour parcourir les 25km, avec pauses photos bien entendu !). La première moitié était vraiment à réserver aux 4*4 tandis que la deuxième moitié était une piste praticable sans difficulté pour les vans. Pour sortir du canyon et à quelques reprises, le blocage différentiel des roues nous a été bien utile ! Enfin, je précise qu’il n’y a pas de zone pour pouvoir faire demi-tour.

Séville

Les prévisions météo ne sont pas spécialement bonnes et de la pluie en quantité est prévue. Alors nous modifions notre itinéraire qui devait nous amener au parc naturel de Cazorla pour y randonner. Nous prenons la destination de Séville et nous nous installons au camping Vilsom pour les 3 nuits à venir. Ce camping est bien situé puisqu’il permet de prendre un bus direct pour le centre de Séville juste à côté. Par contre, il est dans une zone industrielle, et manque donc cruellement de charme. La proximité d’une boîte de nuit pourrait gêner les plus sensibles au bruit. Enfin, le sol en terre battue collante à souhait est tout simplement affreux pour ceux qui espèrent garder leur véhicule propre. Mais il n’y a guère d’alternative. Pour notre première journée de découverte de la ville, par temps assez pluvieux, nous assistons à un spectacle traditionnel de Flamenco à la Casa de Memoria. Par chance, si le temps est pluvieux, les températures sont très douces !

Le lendemain, nous visitons le Real Alcazar de Seville. C’est un ensemble de palais et patios. Les lieux sont également très jolis et les jardins agréables à visiter.

On poursuit avec la Plaza de Espana, tout simplement magnifique et imposante. Elle est ornée de ponts qui enjambent les bassins, et de pavillons. Des musiciens et danseurs de flamenco font le spectacle ! A côté, ne manquez pas le Parque Maria Luisa, pour se détendre.

La visite se poursuit par la Cathédrale et sa grande tour, la Giralda, qui était autrefois le minaret de la mosquée. Du sommet, vous aurez une vue sur tout Séville !

Le quartier de Santa Cruz regorge de petites ruelles colorées, de petites placettes plantées d’orangers, de balconnets fleuris.

Aragon

Il est temps de quitter Séville. La météo s’améliore tout doucement mais les prévisions de pluie pour les jours à venir nous font définitivement abandonner l’idée d’aller à Cazorla et son parc naturel, renommé pour sa faune et ses randonnées. Nous décidons d’aller chercher le soleil où il est ! Direction l’Aragon. Après une journée de route, nous nous arrêtons au bord du lac Tranquera. Nous nous installons sur un mirador, qui surplombe le lac et offre une vue à presque 360°. Nous sommes seuls.

L’un de nos plus beaux levers de soleil s’offre à nous le lendemain. La température est par contre très fraîche et l’on sent que nous sommes bien remontés au Nord !

Après un petit-déjeuner, nous reprenons la route pour atteindre le village d’Aguero. Le village est quasi désert. En cette saison, nul restaurant ou épicerie. Nous pique-niquons dans un petit parc pour enfants. Une balade permet de faire le tour des « Mallos« . Mais nous décidons de poursuivre jusqu’à Riglos qui offre aussi une jolie balade.

Arrivés à Riglos, on sent que la pression touristique doit être très forte l’été pour un petit village de cette taille. Les panneaux d’interdiction des vans sont de partout et tout est très canalisé. Passé cette impression de ne pas être le bienvenu, nous nous lançons sur la balade qui permet de faire le tour du village et des Mallos (6km et 400m de dénivelé positif). Cette balade agréable nous permet d’observer des centaines de vautours fauve qui nichent dans les falaises et d’observer ces mallos sous toutes les coutures.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers le Mirador de los Buitres. Buitres signifie vautours. Une des plus grandes colonies de vautours fauve d’Europe siège dans les environs. Le Mirador permet également d’avoir une belle vue panoramique sur les Mallos dont on a fait le tout plus tôt dans la journée. Nous nous installons pour la nuit sur notre spot (voir carte en fin d’article), situé en amont du Mirador.

Le lendemain, nous prenons la direction d’Alquézar. Un autre village très prisé des touristes. En cette saison, tout est très calme et seuls quelques véhicules sont garés sur les immenses parkings à touristes en entrée de village. Le parking surplombe le village et nous donne déjà un très joli aperçu.

Nous nous engouffrons dans les petites ruelles et nous dirigeons vers le chemin des passerelles sur le Rio Vero (pasarelas del Vero). Pour cela, il faut acheter un billet à la mairie. Dans le village, le départ du sentier est indiqué et l’achat des billets se fait juste à côté du départ. La balade n’est pas très difficile (environ 4km et 400m de dénivelé positif) mais présente au début des passages très glissants.

En cette saison, les jolies couleurs automnales contrastent avec la couleur verte de la rivière. Prévoyez de venir en milieu de journée, car le soleil bas éclaire moins le canyon qu’en été; cela vous garantira un meilleur ensoleillement lors de la balade.

Nous prenons la direction d’un camping pour dormir le soir car nous avons des soucis d’autonomie de batterie. Nous nous arrêtons dans un camping municipal de Benabarre sur notre route vers la France, sans grand intérêt. Les enfants apprécient toujours autant de dessiner ou faire des constructions malgré les températures plus que frâiches dès que le soleil se couchent. Le matin, on se réveille même avec des températures négatives !

Pour la dernière journée de visite, ce sera une randonnée pour aller voir la muraille de Finestras, une merveille géologique, qui vaut le détour.

Nous commençons la randonnée, comme indiqué dans le lien ci-dessous mais au Col de Sabinos, nous bifurquons de suite à droite en direction du village abandonné de Finestras. Assez vite, le lac de Cannelles se dévoile avec sa jolie couleur. On arrive au fameux village abandonné : les ruines de bâtiments sont envahies par la végétation. Puis on poursuit pour enfin atteindre le belvédère d’où l’on peut voir la muraille.

Le niveau du lac est assez bas, suite à la période estivale. Il est possible ensuite de descendre au pied de la muraille et du lac. En cette saison, le soleil est déjà trop bas et la zone en pied de muraille n’est plus au soleil. Alors nous rebroussons chemin. Nous rejoignons notre spot pour la nuit, un parking de départ de randonnée, qui surplombe encore un joli lac.

Nous nous réveillons encore avec des températures négatives et un magnifique lever de soleil ! Nous reprenons la route pour Lyon.

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